"L'équipée sauvage" à Moncel
Malgré une météo si peu complice en matinée, la concentration de
Harley Davidson organisée près de Nancy par le club Thunderbirds
a tenu ses promesses.
NANCY.
- Bien sûr, la pluie du matin a quelque peu bousculé le
programme des festivités. Tout au long de l'après-midi, malgré
le spectre de quelques nuages, le soleil s'est invité à cette
concentration devenue l'un des grands rendez-vous annuels des
amoureux du deux roues. Les curieux, également, se sont
déplacés, histoire de s'en mettre plein les yeux et de repartir
avec des sensations si proches du rêve. Hier, à l'initiative du
club Thunderbirds, Moncel-sur-Seille est redevenue la capitale
de la moto. La fameuse Harley Davidson, l'engin de prédilection
des adhérents de l'association, était, bien sûr, à l'honneur,
mais sans sectarisme. En déambulant entre les deux haies
d'engins que constituait le parking des visiteurs bikers,
difficile de ne pas remarquer des Allemandes, des Italiennes et,
incontournables, ces gros cubes japonais qui, depuis si
longtemps, occupent une place de choix sur le marché européen.
Sans complexe, les constructeurs asiatiques ont même osé des
copies plutôt réussies de la célèbre américaine tellement chère
au coeur de James Dean et que Brando a contribué à rendre un peu
plus célèbre avec «L'équipée sauvage».
Petite merveille d'esthétique
La tenue la plus partagée parmi la foule ayant envahi les vastes
abords du foyer rural de ce paisible bourg, est à dominante cuir
ou jean. On pénètre dans un autre monde, sympathique, et le
dépaysement est assuré. Déambuler sur les pas de Patrick Krell,
président des Thunderbirds, entre les «gros cubes» rangés comme
à la parade, prend des allures d'initiation. Après une étape aux
côtés de la Softail heritage, modèle du centenaire et petite
merveille d'esthétique, «l'homme de l'art» s'arrête près
d'autres engins de la même série transformés par leurs
propriétaires. Les carénages ont été totalement modifiés sur
certaines. Ailleurs, les fourches se sont allongées. Plus loin
encore, très en faveur actuellement, on «butte» sur des engins
aux pneus arrières démesurés. Certains peuvent atteindre trente
centimètres de largeur !
Découvrir ces motos métamorphosées, ce que seule la «Harley»
permet vraiment, apporte une multitude d'enchantements. Depuis
Easy Rider, le chopper nous est devenu familier. Cette autre
variante de la «Belle» américaine figurait bien sûr à une place
de choix dans le grand déballage de Moncel.
De bons vieux rock
Les attractions ne manquent pas. A commencer par ce «casse-cou»
monté sur une trottinette équipée d'un moteur de Solex. Certains
sont venus avec des engins d'un autre temps... les Terrot et
autres Motobécane. Pour ajouter à l'ambiance, compléter le
décorum, des Pontiac, Cadillac, Chevrolet occupent l'espace
central.
Pour musique de fond, il y de bons vieux rock distillés par le
groupe Pig Poch, un retour à l'épopée via les Who, Janis Joplin,
les Them...
Impossible de ne pas repérer le dernier modèle Harley, petit
monstre rutilant dont le moteur a été travaillé avec Porsche, le
V-Rod. Quant l'Electra-Glide, un must du raffinement dans sa
version la plus aboutie, elle a été popularisée par des
feuilletons télé et des films, puisque la police US l'a
longtemps utilisée.
Du côté des stands, les pièces détachées ne manquaient pas. Pas
plus que les tee-shirts et autres blousons. Bijoux fantaisies et
un sculpteur complétaient cette foire d'un type particulier.
Jean-Paul
GERMONVILLE